• Divergent de Veronica Roth

    Auteur : Viviane Etrivert
    Date de Parution : 2 Novembre 2011
    Genre : Roman Historique/Fantastique
    Nombre de Pages : 326p

    An de grâce 1599. Renaissance tardive. Au carrefour des influences slaves et germaniques, alors que les guerres de Religion persistent à déchirer l'Europe, la Moravie conserve ses traditions d'un autre âge et sa mémoire païenne, dans une paix fragile. Mais là où les femmes se rassemblent pour se transmettre le vieux savoir, au travers de gestes immuables, certains hommes ont beau jeu de parler de sorcellerie et de brandir un terrible ouvrage : le Malleus maleficarum.
    Noël approche. À Ostrov, on se marie. Dans les rues de Velky, les barbora distribuent des cadeaux et la troupe des loups-garous, bruyante et paillarde, fait charivari.
    Neige et tempête. Dans les bois, près du Rocher de l'Ourse, rôde un inquiétant loup gris à trois pattes. Et un moine étrange va et vient, demandant aux passants pétrifiés si son hurepiau lui sied bien.
    La fête peut-elle se poursuivre, quand des crimes se commettent dans l'ombre ? Et que faire, quand la Justice tombe soudain entre les mains d'un sinistre individu ?


    D'abord, répondre à la question que tous se posent : qui a tué le juge Michna ?

    « Masky » de Viviane Etrivert est un roman à la fois historique et fantastique nous racontant l’histoire des habitants d’un petit village de Moravie nommé Velky. C’est dans le contexte historique du début de la Renaissance, durant la période de Noël que se déroule ce roman. Nous rencontrons dans ce paysage enneigé de nombreux personnages, dont Marie, jeune fille qui vient de se marier à Vaclav, fils de Léna, vivant sur la colline d’Ostrov. Le soir du banquet, le juge Michna est assassiné, près du Rocher de l’Ourse sur le chemin liant Ostrov à Velky. Un autre juge, personnage anciennement bannis du village, refait surface pour le remplacer et les évènements étranges continuent. On dit qu’ils sont l’œuvre d’actes de sorcellerie, la chasse aux sorcières commence dans ce village jusqu’alors paisible et sans histoires.

    Je commencerais d’abord par la couverture qui m’a séduite dès le premier coup d’œil, je ne peux que féliciter Krystal Camprubi pour ce magnifique travail, elle a réussit par le biais de son illustration à intriguer le lecteur bien avant qu’il ne lise le résumé et à l’émerveiller encore en découvrant de quelle coutume il s’agissait à la lecture du roman.
    Ce livre m’a beaucoup surprise, je n’aurais pas cru qu’il serait aussi intéressant et complet. A la lecture du résumé je m’attendais plutôt à quelque chose de simple alors qu’en fait on se rend compte, surtout à la fin du livre, qu’il y a eu un réel travail historique derrière ce livre que j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir. Rien qu’avec les diverses citations d’auteurs, et les phrases écrites en latin puis retranscrite en français, Viviane Etrivert montre à ses lecteurs qu’elle a pris le temps de bien travailler l’aspect historique de son roman.
    Tout commence par un bref résumé des personnages avant le premier chapitre afin de nous guider dans notre lecture et de ne pas nous perdre dans tous ces noms aux accents slaves et germaniques. Une aide précieuse qui s’est révélée bien utile au début de ma lecture. Il m’a juste suffit de faire un petit aller-retour au menu des personnages pendant les quelques premières pages pour ensuite bien les connaitre et faciliter ma compréhension des liens entre les différents protagonistes de l’histoire. Les petites astérisques pour nous préciser la prononciation des noms de certains d’entre eux se sont également avérées bien commodes. L’auteure a su me guider au début de la lecture, un geste que les lecteurs ne peuvent qu’apprécier  !
    J’ai beaucoup aimé les lieux que nous découvrons grâce au roman. Un petit village enneigé, un bois environnant aux lieux magiques ….. Tout ceci m’a apporté un sentiment de bien-être lors de ma lecture, bien au chaud dans un plaid à coté d’un poêle crépitant, je m’imaginais qu’en dehors de chez moi il neigeait, ce qui était très agréable. J’étais complètement dans le roman, j’ai tout de suite réussis à m’y projeter.  Une lecture qui est donc idéale pour l’hiver, comme j’ai pu le constater.
    En ce qui concerne l’histoire à proprement parler, elle est dès le départ très intrigante avec ces meurtres, ces coutumes, le tout accompagné par de la magie. Un début très prometteur et une histoire qui a su me séduire tout au long du roman.
    Dès l’arrivée du nouveau juge, la vie à Velky change du tout au tout, la population se méfie de tout le monde, les phénomènes étranges se multiplient, et une terrible chasse au sorcières commence. Grâce à ce livre j’ai pu revivre une période sombre de la fin du Moyen-âge où toute personne soupçonnée de sorcellerie par la rumeur ou par le bon vouloir d’un prétendu juge était condamnée. J’ai aussi appris de nombreuses choses sur le sujet, comme l’existence d’un livre terrible : le Malleus Maleficarum (« le marteau des sorcières») écrit par Henri Institoris et Jacques Sprenger en 1486 qui était interprété au pied de la lettre pour savoir reconnaitre une sorcière et donc accuser sur des indices totalement farfelus des personnes innocentes. J’ajoute également que j’ai complètement adoré les différentes fêtes païennes que j’ai pu découvrir à travers le roman.
    Ce que j’ai aussi beaucoup apprécié fut la diversité des personnages. Il y en a de tous les âges, de toutes les croyances, et de divers métiers. Du curé du village en passant par la jeune mariée Marie et sa belle-mère Léna. Je me suis attachée à la plupart d’entre eux, même si j’avoue avoir une petite préférence pour Marie. Tous, même les plus anodins ont leur rôle à jouer dans cette histoire, et ce n’est qu’à la fin que nous comprenons tout, le passé de certains comme les secrets des autres.

    Masky est donc un roman à la fois enrichissant et agréable à lire où l’historique se mêle à merveille au fantastique, pour le plus grand bonheur de notre imaginaire comme de notre culture. Un livre que j’ai lu très rapidement car je ne voulais et ne pouvais pas m’arrêter. Je garde un très bon souvenir de cette lecture, et je la recommande à tous, car vous ne pourrez qu’apprécier comme moi le talent de son auteure et la magie de son intrigue.

     

    Je remercie les éditions Argemmios et le Forum Mort Sure pour cette belle découverte.

     


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  • Althéa ou la colère d'un roiAuteur : Karin Hann
    Date de Parution : 2010
    Genre : Historique
    Nombre de Pages : 460p


    Codex merlin l'intégrale de Robert Holdstock

    Althéa, orpheline, est élevée par les époux Fouquet. Nicolas Fouquet, alors surintendant des Finances de Louis XIV, est l’homme le plus riche et le plus influent du royaume. L’enfant grandit à Vaux-le-Vicomte, entourée de tous les artistes et hommes de lettres que compte le siècle. Le point culminant de cette existence heureuse et raffinée sera la fête que donne Fouquet en l’honneur du Roi au cours du mois d’août 1661. Ce dernier s’offusque de tant de munificence et fait arrêter son ministre. Alors commence pour celui-ci la descente aux enfers : un procès honteux et la réclusion à perpétuité. Althéa, devenue une femme, tente alors le tout pour le tout afin de faire libérer son père adoptif, aidée en cela de Mergenteuil, dont elle est éprise. Ordre des Templiers ou secret du Masque de fer. Ils découvrent ensemble la trame d’un vaste complot…

     

     

    « Althéa ou la colère d’un roi » de Karin Hann est le premier roman de l’auteure. Ce roman historique raconte l’histoire de Nicolas Fouquet, surintendant des finances au début du règne de Louis XIV trahit par la jalousie et l’orgueil de son roi. Cette histoire se vit par l’intermédiaire de celle de sa nièce qu’il a toujours considéré comme sa propre fille, Althéa de Braban-Valloris orpheline dès sa naissance et recueillie par le vicomte Fouquet. Deux destins liés mais séparés par la colère d’un roi. Entre trahisons et détermination, Althéa ne baissera jamais les bras pour tenter d’aider son oncle …

    Le roman commence par la naissance d’Althéa et la mort de sa mère qui n’a pas survécu à l’accouchement et au choc d’avoir appris la mort de son mari. Althéa est donc recueillie chez son oncle Fouquet qui rendra son enfance heureuse. Le livre commence donc par un évènement difficile, ce qui donnera le ton de toute l’histoire, mêlée de tant d’épreuves.
    J’ai vraiment adoré ce livre grâce à son accent sur un personnage important de l’histoire de France: Fouquet, et le fait qu’on ne vive pas l’histoire à travers lui mais par Althéa et son combat pour son oncle. La diversité des lieux est agréable et rend le livre encore plus vivant, nous laissant nous imaginer la beauté et la particularité de chaque endroit de l’époque. Le petit plus à été sans aucun doute les éléments fictifs et le fait que ceux-ci soient connus dans l’Annexe du livre, afin de bien se rendre compte, à la fin de notre lecture des points non historiques pour ne pas se mélanger entre la fiction et la réalité des faits. Nous permettant, par la même occasion de compléter notre culture générale.
    Le personnage d’Althéa est très travaillé, on la voit grandir et se forger un caractère par les épreuves que la vie lui fait subir. La pauvre n’a vraiment aucun répit car chaque petit bonheur se trouve suivi de nouvelles désillusions. Très déterminée, elle n’hésitera pas une seconde de risquer sa vie pour sauver celle de son cher Fouquet. Sa personnalité est très touchante, tout comme sa spontanéité. On s’attache donc beaucoup à elle mais également à son oncle, avec lequel elle avait tissé des liens très forts dans son enfance et qu’elle considèrera comme un père. J’ai dévoré  ce livre du début à la fin très rapidement et je ne me suis pas ennuyé une seconde. On veut toujours savoir ce qu’il va se passer, quels vont être les prochains rebondissements et on est vraiment pas déçu.
    Un livre mêlant à la perfection éléments historiques, fictifs et les histoires d’amour. Redonnant au vicomte Fouquet toute la grandeur que son destin lui à injustement enlevé, ce livre est une petite merveille qui nous apprend beaucoup sur l’époque du Roi Soleil, sur la Cour et sur le pouvoir absolu. Nous faisant réfléchir sur le fait qu’il suffit à une personne de posséder la haine ou la jalousie pour détruire complètement la vie d’un autre.
    Pour quelqu’un qui comme moi est une grande amatrice de roman historiques, ce livre est sans contestations, un chef d’œuvre qu’il faut absolument avoir lu.

    Je précise aussi que le livre nous invite également à nous plonger dans un autre mystère de l’histoire de France, celui du masque de fer.

    Althéa ou la colère d'un roi de Karin Hann

     

    Si vous vous intéressez à l'histoire de Nicolas Fouquet, cet épisode de Secrets d'Histoire peut vous intéresser : ici

     


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